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濠电姷鏁告慨鐑藉极閹间礁纾婚柣鎰惈缁犱即鏌涢幇顒€妫樻繛鎴欏灩閸ㄥ倹銇勯弴鐐村櫤閻庨潧鐭傚娲捶椤撶偛濡哄┑顔硷龚瀹曠數鍒掓繝姘睄闁割偆鍠撻崢浠嬫⒑閸濆嫬鏆欓柛濠傛憸閺侇噣宕滄担铏癸紲闂佺粯锕╅崰鏍礉閿曞倹鐓涢悘鐐垫櫕鍟稿銇卞倻绐旈柡灞剧洴楠炴ḿ鈧潧鎲¢崳鏉款渻閵堝啫鐏€光偓閸涘﹣绻嗛柣鎴f鍞柟鍏肩暘閸ㄦ椽藟閸懇鍋撶憴鍕闁挎洏鍨藉顐﹀箛閺夊灝鑰垮銈嗘尵婵兘藝閵婏妇绡€闁汇垽娼у暩闂佽桨鐒﹂幃鍌氱暦閹存績妲堥柍閿嬬懀閸旀垿宕洪埀顒併亜閹烘垵顏柣鎾寸懇閺屾盯骞嬪▎蹇婂亾閺嶎偀鍋撳鐐

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The Family and Medical Leave Act

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Incoterms

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Sūtra Shurangama Chapitre 1 Sūtra Shurangama 楞严经

 Sūtra Shurangama

Chapitre 2

楞严经 卷二

Lorsqu'Ananda et la grande assemblée entendirent les instructions du Bouddha, ils en furent pacifiés et composés autant en corps qu'en esprit. Ils se rappelèrent que depuis des temps immémoriaux, ils s'étaient éloignés de leur véritable esprit fondamental en prenant par erreur les ombres des différentiations des souillures conditionnées pour la réalité. Maintenant, de ce jour où ils furent éveillés, ils étaient chacun comme un enfant perdu qui retrouve soudain sa mère bien-aimée. Ils joignirent leurs paumes pour faire obédience au Bouddha.

Ils souhaitèrent entendre l'Ainsi-Venu les éveiller à la nature duelle de corps et de l'esprit, à ce qui est faux, à ce qui est vrai, et à ce qui est vide et à ce qui existe, et à ce qui est sujet à production et à extinction et à ce qui transcende la production et l'extinction.

Alors, le roi Prasenajit se leva et dit au Bouddha : "Par le passé; lorsque je n'avais pas encore reçu les enseignements du Bouddha, j'avais rencontré Katyayana et Vairatiputra, et tous deux m'avaient dit que ce corps se termine avec la mort et que c'est là le Nirvâna. Aujourd'hui, quoique j'aie rencontré le Bouddha, Je me demande toujours ce qu'il en est.

Comment puis-je m'affairer à réaliser l'esprit au niveau de la non-production et de la non-extinction ? Maintenant, tous ceux qui, dans cette grande assemblée ont encore des écoulements souhaitent aussi être instruits de ce sujet".

Le Bouddha dit au grand roi : "Parlons de ton corps tel qu'il est à l'instant. Je te demande donc, est-ce que ton corps physique sera comme le diamant, indestructible et vivant pour toujours ? Ou changera-t-il et se détériorera-t-il ?"

- "Honoré du Monde, ce mien corps continuera à changer jusqu'à ce qu'un jour il périsse"

Le Bouddha dit : "Grand roi, tu n'as pas encore péri. Comment sais-tu que tu périras un jour ?"

- "Honoré du Monde, quoique mon corps impermanent, changeant, et pourrissant ne se soit pas encore éteint, je l'observe maintenant, à mesure que chaque pensée fugace s'évanouit. Chaque nouvelle pensée ne réussit pas à demeurer, mais s'éteint graduellement, comme le feu transforme le bois en cendres. cette extinction incessante me convainc que ce corps périra un jour complètement"

Le Bouddha dit : "Il en est ainsi. Grand roi, à ton âge actuel, te voilà déjà vieux et déclinant. De quelle manière ton apparence et ton teint s'apparentent-ils à ceux que tu avais quand tu étais jeune ?"

- "Honoré du Monde, par le passé, lorsque j'étais jeune, ma peau était lisse et brillante. Quand j'ai atteint la fleur de ma jeunesse, mon sang et mon souffle étaient pleins. Mais maintenant, dans mes années de déclin, dans ma course vers la vieillesse, ma forme est flétrie et ratatinée et mon esprit est engourdi. Mes cheveux sont blancs et mon visage est ridé, et il ne me reste que peu de temps. Comment pourrais-je seulement me comparer à la façon dont j'étais quand j'étais dans la fleur de l'âge ?"

Le Bouddha dit : "Grand roi, ton apparence ne devrait pas décliner si soudainement"

Le roi répondit : "Honoré du Monde, le changement a été une transformation cachée dont je n'ai honnêtement pas été conscient. J'en suis arrivé là graduellement avec le passage des hivers et des étés.

Comment cela s'est-il produit ? Dans ma vingtaine, j'étais encore jeune, mais mes traits avaient vieilli depuis mes dix ans. Ma trentaine, fut un déclin supplémentaire par rapport à la vingtaine, et maintenant, à soixante-deux ans, je me revois à la cinquantaine comme frais et gaillard.

Honoré du Monde, je constate aujourd'hui ces transformations cachées. quoique les changements induits par ce processus de mort à travers les décennies sont évidents, je pourrais les considérer de façon encore plus détaillée : ces changements ne se produisent pas seulement par périodes de douze ans; il y a en fait des changements qui s'opèrent année après année. Non seulement sont-ce des changements annuels, mais ce sont aussi des transformations mensuelles. Ni ne s'arrête-ce à des changements mois après mois; il y a aussi des différences jour après jour. Si je les examine de près, je trouve que instant après instant, pensée après pensée, ils ne s'arrêtent jamais.

C'est ainsi que je sais que mon corps continuera de changer jusqu'à ce qu'il périsse".

Le Bouddha dit au Grand roi : "En observant les incessants changements de ces transformations, tu t'éveilles et connais ta perte, mais sais-tu aussi qu'au moment de périr, il y a quelque chose dans ton corps qui ne s'éteint pas ?"

Le roi Prasenajit joignit ses paumes et dit au Bouddha : "Je n'en sais vraiment rien"

Le Bouddha dit : "Je vais maintenant te montrer la nature qui n'est ni produite ni éteinte. Grand roi, quel âge avais-tu quand tu as vu les eaux du Gange ?"

Le roi dit : "Quand j'avais trois ans, ma mère compatissante m'a amené visiter la déesse Jiva. Nous avons passé une rivière, et à ce moment, j'ai su que c'étaient les eaux du Gange".

Le Bouddha dit : "Grand roi, tu as dit que lorsque tu avais vingt ans, tu t'étais détérioré par rapport à tes dix ans. Jour après jour, mois après mois, année après année, jusqu'à ce que tu atteignes soixante ans, pensée après pensée, tu as observé les changements. Et pourtant, lorsque tu as vu le Gange à l'âge de trois ans, en quoi était-il différent par rapport au jour de tes treize ans ?"

Le roi dit : "Il n'était en rien différent de ce qu'il était lors de me trois ans, et même au jour de mes soixante-deux, il n'est toujours en rien différent".

Le Bouddha dit : "Maintenant, tu te plains de ce que tes cheveux sont blancs et que ton visage est ridé. De la même manière ton visage est certainement plus ridé qu'il ne l'était dans ta jeunesse, est-ce que le regard que tu portes sur le Gange a vieilli, de sorte qu'il est maintenant vieux mais était jeune alors que tu voyais le fleuve en tant qu'enfant, par le passé ?"

Le roi répondit : "Non, Honoré du Monde".

Le Bouddha dit : "Grand roi, ton visage est ridé, mais la nature essentielle de ta vue ne se ridera jamais. Ce qui se ride est sujet à changement. Ce qui ne ride pas ne change pas. Ce qui change périra mais ce qui ne change pas est fondamentalement libre de production et d'extinction. Comment pourrait-ce être sujet à ta naissance et à ta mort ? Qui plus est, pourquoi ramener ce que Maskari Goshaliputra et les autres disent, qu'après la mort de ce corps il y a totale annihilation ?"

Le roi entendit ces paroles, les crut et se rendit compte que lorsque la vie de ce corps est terminée, il y aura renaissance. Lui et toute la grande assemblée furent grandement ravis d'avoir obtenu ce qu'ils n'avaient jamais eu auparavant.

Ananda se leva alors de son siège, rendit obédience au Bouddha, joignit ses paumes, s'agenouilla sur ses deux genoux et dit au Bouddha : "Honoré du Monde, si cette vue et cette ouïe sont effectivement ni produites ni éteintes, pourquoi l'Honoré du Monde parle-t-il de nous comme ayant perdu nos vraies natures et que nous nous affairons à l'envers du bon sens ? J'espère que l'Honoré du Monde fera surgir sa grande compassion et lavera ma poussière et mes souillures".

Alors, l'Ainsi-Venu laissa tomber son bras doré de sorte que ses doigt palmés pointaient vers le sol, et montrant ceci à Ananda, dit : "Tu vois la position de ma main : est-elle à l'envers ou à l'endroit ?"

Ananda répondit : "Dans le monde, on dit qu'elle est à l'envers. Moi-même je ne sais pas ce qui est à l'endroit et ce qui est à l'envers".

Le Bouddha dit à Ananda : "Si les gens du monde considèrent que ceci est à l'envers, que considèrent-ils qui soit à l'endroit ?"

Ananda répondit : "Ils disent à l'endroit lorsque l'Ainsi-Venu lève la main avec les doigts de sa main douce comme du coton qui pointent vers le ciel".

Le Bouddha leva alors la main et dit : "Ainsi, pour qu'elle soit à l'envers, il suffirait qu'elle soit dans la position opposée à celle-ci. C'est du moins que les gens du monde le verraient.

De la même manière, ils feront la différence entre ton corps et le pur corps dharmique de l'Ainsi-Venu et diront que le corps de l'Ainsi-Venu en est un de connaissance correcte et universelle, alors que ton corps est à l'envers.

Mais examine et ton corps et celui du Bouddha de près, en ce qui concerne cette histoire de sens-dessus-dessous : à quoi se réfère exactement ce terme "à l'envers" ?"

Là dessus, Ananda et toute la grande assemblée furent stupéfait et regardèrent sans sourciller le Bouddha. Ils ne savaient pas de quelle manière leurs corps et leurs esprits étaient à l'envers. La compassion du Bouddha survint lorsqu'il empathisa avec Ananda et tous ceux présents dans la grande assemblée et il leur parla d'une voix qui passa sur eux comme la marée de l'océan.

"À vous tous, bonnes gens, j'ai souvent dit que toutes les conditions qui amènent les formes et l'esprit autant que les dharmas qui appartiennent à l'esprit et aussi tous les dharmas conditionnés sont des manifestations de l'esprit seulement. Vos corps et vos esprits apparaissent tous à l'intérieur de l'émerveillement de l'esprit clair, véritable, essentiel, et magnifique.

Pourquoi dis-je que vous avez perdu trace de ce qui est fondamentalement merveilleux, l'esprit clair, parfait et merveilleux, et qu'au milieu de votre nature merveilleuse et claire comme une gemme, vous vous vautrez dans la confusion tout en étant en plein dans l'Éveil ? La faiblesse mentale se transforme en vacuité. La vacuité, dans la faiblesse, s'unit avec l'obscurité pour devenir la forme.

La forme se mélange avec les pensées erronées et celles-ci prennent forme et deviennent le corps. Comme les conditions causales s'assemblent, il y a de perpétuelles perturbations internes qui tendent à galoper au dehors. Ce trouble interne est souvent pris à tort pour la nature de l'esprit.

Une fois qu'on l'a pris par erreur pour l'esprit, une illusion ultérieure détermine ce qui est situé dans le corps physique. Vous ignorez que le corps physique tout autant que les montagnes, les rivières, l'espace vide, et la grande terre sont tous à l'intérieur du merveilleux et véritable esprit clair.

Cette illusion est comme d'ignorer des centaines de milliers de mers claires et pures et de ne remarquer qu'une seule bulle, la prenant pour l'océan en entier, pour l'étendue complète des mers grandes et petites.

Vous tous êtes doublement dans l'illusion parmi ceux qui sont qui sont dans l'illusion. Une telle illusion n'est pas différente de celle que ma main abaissée a causé. L'Ainsi-Venu dit que vous êtes pathétiques".

Ayant reçu le secours compatissant et la profonde instruction du Bouddha, Ananda pleura, replia les mains et dit au Bouddha : "J'ai entendu ces merveilleux sons du Bouddha et me suis éveillé à la perfection fondamentale du merveilleux esprit clair comme étant la base de l'esprit demeurant éternellement.

Mais maintenant, m'éveillant aux sons du Dharma que prononce le Bouddha, je sais que j'ai utilisé mon esprit conditionné pour les considérer et les révérer. Ayant tout juste pris conscience de cet esprit, j'ose pourtant prétendre que je reconnais cette base de l'esprit fondamental.

Je prie le Bouddha d'avoir de la compassion et de nous expliquer de sa voix parfaite comment nous pourrons arracher les racines de nos doutes et pourrons ainsi revenir à la Voie insurpassée".

Le Bouddha dit à Ananda : "Toi, et d'autres comme toi écoutent encore le Dharma avec l'esprit conditionné, et c'est pourquoi le Dharma devient conditionné à son tour, et que vous n'obtenez pas la nature dharmique.

C'est comme quelqu'un qui pointerait son doigt vers la lune pour la montrer à quelqu'un d'autre. Guidé par le doigt, l'autre personne devrait voir la lune. Si au contraire il regarde le doigt et le confond avec la lune, il perd non seulement la lune, mais le doigt aussi. Pourquoi donc ? Parce qu'il confond le doigt pointé avec la lune brillante.

Non seulement perd-il le doigt, mais il manque aussi de comprendre la lumière et l'obscurité. Pourquoi donc ? Il confond la matière solide du doigt avec la nature brillante de la lumière, et c'est pourquoi il ne comprend pas les deux natures de lumière et d'obscurité. Il en est de même pour vous.

Si vous prenez ce qui distingue le son de mon Dharma parlant pour votre esprit, alors cet esprit lui-même, à part du son qui est distingué, devrait avoir une nature qui opère les distinctions Prends l'exemple de l'hôte qui a passé une nuit à l'auberge; il s'est arrêté temporairement, puis a continué sa route. Il n'est pas resté de façon permanente, alors que l'aubergiste n'est allé nulle part, vu qu'il était le patron de l'auberge.

La même chose s'applique ici ? Si c'était vraiment ton esprit, il ne partirait nulle part. Alors, pourquoi est-ce qu'en l'absence de son il n'a pas une nature discriminante à lui ? Ceci, donc, ne s'applique pas seulement au fait de distinguer le son, mais en distinguant mon apparence, cet esprit n'a pas une nature à faire des distinctions à part des attributs de la forme.

Ceci est vrai même lorsque le fait de faire des distinctions, lorsqu'il n'y a ni forme ni vacuité, ou dans l'obscurité que Goshali et d'autres prennent pour la "vérité profonde" : c'est-à-dire que l'esprit n'a toujours pas de nature qui fasse les distinctions en l'absence des conditions occasionnelles.

Comment pouvons-nous dire que la nature de ce vôtre esprit joue le rôle de l'aubergiste vu que tout ce qui est perçu par lui peut être retourné à quelque chose d'autre ?"

Ananda dit : "Si chaque état de notre esprit peut être retourné à quelque chose d'autre que sa cause, alors pourquoi est-ce que le merveilleux et clair esprit originel mentionné par le Bouddha retourne nulle part ? Nous espérons seulement que le Bouddha se mettra à notre niveau et nous l'expliquera".

Le Bouddha dit à Ananda : "Comme tu me regardes à l'instant, l'essence de ta vue est fondamentalement claire. Quoique cette vision ne soit pas la merveilleuse et essentielle clarté de l'esprit, elle est comme une seconde lune, bien plus que le reflet de celle-ci.

Écoute attentivement, car je vais maintenant t'expliquer le concept du non-retour à quoi que ce soit.

Ananda, cette grande salle de conférences est ouverte vers l'est. Lorsque le soleil monte dans le ciel, elle est inondée de lumière. À minuit, pendant une nouvelle lune, ou lorsque celle-ci est cachée par des nuages ou du brouillard, elle est dans l'obscurité. Si on regarde par les portes ouvertes ou par les fenêtres, la vision n'est pas gênée, mais si on fait face à un mur ou à des maisons, elle l'est.

En de tels endroits où il y a des formes aux apparences définies, ta vision est conditionnée au plan causal. Dans un vide sans relief, tu ne peux voir que la vacuité. Ta vision sera distordue lorsque les objets de la vue sont enveloppées dans la poussière ou la vapeur; tu percevras clairement lorsque l'air est frais.

Ananda, observe toutes ces caractéristiques transitoires à chaque fois que je ramène chacune à sa source. Que sont leurs sources ? Ananda, parmi ces transitions, on peut ramener la lumière au soleil. Pourquoi ? Sans le soleil, il n'y aurait pas de lumière, et donc la cause de la lumière appartient au soleil et peut donc lui être ramenée. L'obscurité peut être ramenée à la nouvelle lune. La pénétration peut être ramenée aux portes et aux fenêtres, alors que l'obstruction peut être ramenée aux murs et aux avant-toits.

Les conditions peuvent être ramenées aux distinctions. La vacuité peut être ramenée à la vacuité sans relief. L'obscurité et la distortion peuvent être ramenées au brouillard et à la brume. La claire pureté peut être ramenée à la fraîcheur, et rien de ce qui existe en ce monde ne va au-delà de ces catégories".

Auquel des huit états de perception l'essence de ta vue pourrait-elle être réductible ? Pourquoi est-ce que je demande cela ? Si on la ramenait à la clarté, on ne verrait pas l'obscurité, quand il n'y a pas de lumière. Quoique ces états de perception que sont la lumière, l'obscurité, et ainsi de suite, diffèrent l'un de l'autre, ta vue n'en est pas altérée.

Ce qui peut être ramené à d'autres sources n'est de toute évidence pas toi; si ce qu'on ne peut pas ramener à rien d'autre n'est pas toi, alors qu'est-ce don ?

J'en déduis donc que ton esprit est fondamentalement merveilleux, pur et sans illusion. Vous vous vous méprenez sur ce qui est fondamental, et finissez par encourir le cycle des renaissances, tressautant dans la mer de la naissance et de la mort. Rien d'étonnant à ce que l'Ainsi-Venu dise que vous êtes la plus pathétique des créatures".

Ananda dit : "Quoique je reconnaisse que la nature de la vue ne puisse être ramenée à rien d'autre, comment pourrais-je savoir si elle est ma vraie nature ?"

Le Bouddha dit à Ananda : "J'ai maintenant une question à te demander. À cet instant, tu n'as pas encore atteint la pureté du sans écoulements. Béni par la force spirituelle du Bouddha, tu peux voir dans le ciel du premier état de contemplation sans obstruction, de même qu'Aniruddha regarde Jambudvipa aussi clairement que s'il avait un fruit d'amala dans la paume de sa main.

Les Bodhisattvas peuvent voir des centaines de milliers de domaines. Les Ainsi-Venus des dix directions voient tout à travers toutes les terres pures comme d'infimes grains de poussière. Par contraste, la vue des êtres ordinaires ne s'étend pas au-delà d'une fraction de pouce.

Ananda, alors que toi et moi considérons le palais où les quatre rois célestes résident, et que nous inspectons tout ce qui se meut dans les eaux, sur la terre ferme, et dans les airs, il y en a de sombres et de clairs, changeants de formes et d'apparences, et pourtant ils ne sont tous rien que de la poussière devant nous , prenant forme solide que de par les propres distinctions que nous faisons.

Parmi celles-ci, il faut que tu distingues ce qui est le Soi et ce qui est autre. Je te demande donc de choisir ce qui dans ta vue est la substance du Soi et ce qui est l'apparence des choses.

Ananda, si tu regardes bien tout partout, dans l'étendue de ta vision, s'étendant des palais du soleil et de la lune jusqu'aux sept chaînes de montagnes d'or, tout ce que tu vois sont des phénomènes de différents aspects et degrés de lumière. De plus près, tu verras graduellement des nuages qui flottent, des oiseaux qui volent; des vents qui soufflent, de poussière soulevée, des arbres, des montagnes, des cours d'eau, des plantes, des graines, des gens et des animaux, l'ensemble desquels étant des phénomènes, mais aucun desquels n'étant toi.

Ananda, tous les phénomènes, de près ou de loin, ont leur propre nature. Quoique chacun soit distinctement différent, ils sont tous vus de la même pure essence de la vue. Ainsi, toutes les catégories de phénomènes possèdent leur propre distinctions, mais la nature de la vue n'a pas de différences. Cette clarté merveilleuse essentielle est très certainement notre nature de vue.

Si la vue était un phénomène, alors tu devrais aussi pouvoir voir ma vision.

Si nous regardions tous les deux le même phénomène, tu serais aussi en train de voir ma vision. Alors, quand je ne suis pas en train de voir, pourquoi ne peux tu voir mon non-voir ? D'autre part, si ta vision des phénomènes était ainsi, alors lorsque tu vois des choses, ces choses aussi devraient te voir. Avec substance et nature mélangées, toi et moi et personne dans le monde entier ne pourrait plus être distingué l'un de l'autre.

Ananda, quand tu vois, c'est toi qui vois, pas moi. La nature de la vision se trouve partout; à qui appartient-elle, si elle n'est pas tienne ?

Pourquoi as-tu des doutes sur ta propre nature et viens-tu à moi pour le vérifier, en pensant que ta nature n'est pas vraie ?

Ananda dit au Bouddha : "Honoré du Monde, étant donné que cette nature de la vision est certainement la mienne et celle de personne d'autre, lorsque l'Ainsi-Venu et moi regardons la salle des Quatre rois célestes avec sa suprême abondance de joyaux ou que nous demeurons au palais du soleil et de la lune, cette vision se répand à travers les terres du monde Saha. En revenant à cette sublime salle de conférences, la vision n'observe que les terrains monastiques et, une fois à l'intérieur de la pure salle centrale, elle ne voit que les portes et les corridors.

Honoré du Monde, c'est là comment est la vision. Au début, sa substance s'étend partout à travers ce seul domaine, mais maintenant, au milieu de cette pièce elle ne remplit que cette seule pièce. Est-ce que la vision rétrécit de grande à petite, ou est-ce que les murs et les portes se compriment et l'enlèvent ? Maintenant, je ne sais pas où le sens de ceci se trouve et espère que le Bouddha étendra sa compassion et l'exposera complètement pour moi."

Le Bouddha dit à Ananda : "Tous les aspects de tout ce qu'il y a au monde, comme petit et grand, dedans et dehors, ne valent que de la poussière devant toi. Ne dis pas que la vision s'étend et rétrécit. Considère l'exemple d'un contenant carré dans lequel un voit un carré de vide. Je te le demande encore : est-ce que le vide en carré qu'on voit dans le contenant carré a une forme fixe, ou est-ce qu'il n'est pas fixé dans la forme du contenant carrée ?

Si c'est une forme carrée fixe, lorsqu'on la met dans un contenant rond, le vide ne serait pas rond. Si ce n'est pas une forme fixe, alors, lorsqu'il se trouve dans un contenant carré, il ne s'agirait pas d'un vide en carré.

Tu dis que tu ne sais pas où se situe le sens. La nature de la signification étant ce qu'elle est, comment peux-tu parler de son emplacement ?

Ananda, si tu souhaitais qu'il n'y ait ni quadrature, ni rotondité, tu aurais seulement besoin de retirer le contenant. Le vide essentiel n'a pas de forme, et de la sorte, ne dis pas qu'il te faudrait aussi enlever sa forme au vide.

Si, comme tu le suggères, ta vision se rétrécit et devient petite lorsque tu entres dans une chambre, alors, lorsque tu lèves le regard vers le soleil, ta vision ne devrait-elle pas s'arracher de toi jusqu'à ce qu'elle atteigne la surface du soleil ? Si les murs et les portes peuvent se rapprocher et arrêter ta vue, alors pourquoi est-ce que si tu perçais un petit trou, on ne constaterait pas que la vue est rétablie ? De la sorte, cette idée ne tient pas.

Depuis des temps immémoriaux, tous les êtres se sont pris erronément pour les phénomènes et, ayant perdu de vue leur esprit originel, ils sont influencés par les phénomènes et finissent par avoir l'étendue de leurs observations définies par des limites grandes et petites.

Si tu peux influencer les phénomènes, alors tu es semblable à l'Ainsi-Venu. Avec le corps et l'esprit parfaits et clairs, tu es ton propre lieu-chemin immuable. Le bout d'un seul cheveu fin peut complètement contenir les terres des dix directions".

Ananda dit au Bouddha : "Honoré du Monde, si cette essence de la vue est vraiment ma nature merveilleuse, celle-ci ne devrait pas être juste devant moi. La vue étant vraiment moi, que sont alors mon corps et mon esprits actuels ? Et pourtant, ce sont mon corps et mon esprit qui font les distinctions, alors que la vue ne fait pas de distinctions et ne discerne pas mon corps.

Si c'était vraiment mon mental qui me faisait voir maintenant, alors la nature de la vue serait en fait moi-même, et mon corps ne serait pas moi. Comment cela serait-il différent de la question posée par L'Ainsi-Venu sur les phénomènes pouvant me voir ? J'espère seulement que le Bouddha étendra sa grande compassion et l'expliquera à ceux qui ne sont pas encore éveillés".

Le Bouddha dit à Ananda : "Ce que tu viens tout juste de dire; que la vue est devant toi; ce n'est en fait pas le cas". Si cela était réellement devant toi, ce serait quelque chose que tu pourrais vraiment voir, et alors l'essence de la vue aurait un emplacement. Il faudrait qu'il y en ait un minimum de preuve.

Maintenant que te voilà assis dans le Bosquet de Jeta, tu regardes partout, le bosquet, l'étang, les salles, au-dessus, le soleil et la lune, ainsi que le Gange devant toi. Devant mon trône du Lion, montre ces diverses apparences : ce qui est sombre ce sont les bois, ce qui est brillant, c'est le soleil, ce qui obstrue ce sont les murs, ce qui est clair est la vacuité, et ainsi, en incluant jusqu'à l'herbe et aux arbres, ainsi que les objets les plus menus. Leur dimensions peuvent changer, mais comme ils ont tous une apparence, on peut tous les localiser.

Si tu insistes à l'effet que ta vue serait devant toi, alors tu devrais être en mesure de la montrer. Qu'est ce que le fait de voir ? Ananda, si la vacuité était la vue, comme ils sont déjà devenus la vue, qu'adviendrait-il des phénomènes ?

Tu devrais pouvoir couper à travers et peler les myriades d'apparences jusqu'au dernier degré et par là distinguer et faire ressortir la clarté essentielle et la pure merveille de la source de la vue, me la désignant et me la montrant parmi toutes ces choses, de sorte que ce soit parfaitement clair, au-delà de tout doute".

Ananda dit : "De là où je suis maintenant, dans cette salle de cours aux multiples étages, avec vue sur le Gange, là-bas, et sur le soleil et la lune au-dessus, tout ce vers quoi je pourrais pointer le doigt, tout ce que mes yeux peuvent voir, tous sont des phénomènes : ils ne sont pas la vue. Honoré du Monde, c'est comme le Bouddha a dit : sans mentionner quelqu'un comme moi, un Auditeur du premier degré, qui a toujours des écoulements, même les Bodhisattvas ne peuvent ouvrir et révéler, parmi les myriades d'apparences qui se trouvent devant eux, l'essence de la vue, qui a une nature particulière, à part de tous les phénomènes".

Le Bouddha dit : "C'est cela-même, c'est cela-même".

Le Bouddha dit encore à Ananda : "Il en est comme tu l'as dit. On ne peut trouver aucune essence de la vue qui aurait une nature propre, à part de tous les phénomènes. En conséquence, tous les phénomènes que tu désignes sont des phénomènes et aucun d'entre eux n'est la vue. Je vais maintenant te dire autre chose : pendant que toi et l'Ainsi-Venu êtes assis ici dans le Jardin de Jeta et regardez encore les bosquets et les jardins, ainsi que le soleil et la lune, ainsi que toutes les différentes apparences, ayant déterminé que l'essence de la vision ne se trouve parmi rien que tu puisses désigner, je te conseille maintenant d'aller de l'avant et de découvrir ce qui, parmi tous ces phénomènes, n'est pas ta vue".

Ananda dit : "En regardant ce Jardin de Jeta, je ne sais pas ce qu'il y a dedans qui pourrait ne pas être ma vue. Pourquoi cela ? Si les arbres n'étaient pas la vue, pourquoi verrais-je des arbres ? Si les arbres étaient la vue, alors comment pourraient-ils être aussi des arbres ? Il en va de même de tout jusqu'à et y-compris la vacuité : si la vacuité n'était pas la vue, pourquoi verrais-je de la vacuité ? Si la vacuité était la vue, alors comment pourrait-elle être aussi la vacuité ?

En le reconsidérant et en explorant les aspects les plus subtils des myriades d'apparences, aucune n'est pas vue".

Le Bouddha dit : "C'est ça, c'est bien ça".

Alors tous ceux qui, au sein de la grande assemblée, n'avaient pas atteint le stade au-delà de l'étude furent ébahis d'entendre ces paroles du Bouddha, et ne purent rien y comprendre. Ils étaient agités et abasourdis en même temps, ayant perdu leurs repères.

L'Ainsi-Venu, sachant qu'ils étaient anxieux et ennuyés, permit à l'empathie de croître en son coeur et consola Ananda et les autres membres de la grande assemblée.

"Bonnes gens, ce que le roi du Dharma insurpassé dit est vrai et réel. Il le dit comme c'est. Il ne trompe jamais personne; il ne ment jamais. Il n'est pas comme Maskari Goshaliputra en train de défendre ses quatre sortes de non-mort, en train de cracher des théories trompeuses et embrouillées. Pensez-y avec soin et n'ayez pas de gêne à en parler".

Le Prince du Dharma, Manjuçri, ayant de la peine pour la quadruple assemblée, se leva de son siège au milieu de la grande assemblée, s'inclina devant les pieds du Bouddha, plaça ses paumes avec respect et dit au Bouddha : "Honoré du Monde, la grande assemblée ne s'est pas éveillée au principe de la double divulgation par l'Ainsi-Venu de l'essence de la vue comme étant autant forme que vacuité, et n'étant aucune d'entre elles.

Honoré du Monde, si les formes conditionnées, la vacuité et autres phénomènes mentionnés auparavant étaient la vue, il devrait y en avoir une indication; et s'ils n'étaient pas la vue, il ne devrait rien y avoir là qu'on puisse voir. Nous ne savons donc pas ce qui est signifié et c'est pourquoi nous sommes alarmés et tracassés.

Et pourtant nos bonnes racines des vies antérieures ne sont pas déficientes. Nous espérons seulement que l'Ainsi-Venu aura pour nous la grande compassion de révéler exactement ce que toutes ces choses sont et ce qu'est l'essence de la vue. Parmi toutes ces choses, qu'est-ce qui existe et qu'est qui n'existe pas ?

Le Bouddha dit à Manjuçri et à la grande assemblée : "Pour les Ainsi-Venus comme pour les grands Bodhisattvas des dix directions, qui demeurent dans cette méditation, la vue et les conditions de la vue, de même que les pensées qui concernent la vue, sont comme des fleurs dans l'espace; fondamentalement non-existantes.

Cette vue et ses conditions sont à l'origine la merveilleuse pure et claire substance de l'Éveil. Comment peut-on s'enquérir de son existence ou de sa non-existence ? Manjuçri, je te le demande maintenant : Pourrait-il y avoir un autre Manjuçri à part toi ? Ou est-ce que ce Manjuçri pourrait ne pas être toi ?

- "Non, Honoré du Monde : Je serais le vrai Manjuçri. Il ne pourrait pas y avoir un autre Manjuçri. Pourquoi pas ? S'il y en avait un autre, il y aurait deux Manjuçri. Mais comme c'est maintenant, je ne pourrais pas être ce Manjhusri non-existant. En fait, aucun des deux concepts, "existant" ou "non-existant", ne s'applique".

Le Bouddha dit : "C'est ainsi que la substance fondamentale du merveilleux Éveil est, en termes de vacuité et d'objets mondains.

Ils sont fondamentalement des noms erronés pour la merveilleuse clarté de l'Éveil insurpassé, l'esprit pur, vrai et parfait. Notre erreur les transforme en forme et vacuité, autant qu'en ouïe et en vue.

Ils sont comme une deuxième lune : cette lune existe-t-elle ou non ?

Manjuçri, il n'y a en vérité qu'une seule lune. Cela ne laisse aucune place au doute sur son existence ou sa non-existence. En conséquence, la façon actuelle dont tu vois la vue et les objets mondains et la nombreuses observations que cela implique sont des pensées erronées. Tu ne pourras transcender l'existence et la non-existence tant que tu seras empêtré dedans.

Seule la véritable essence, la merveilleuse claire nature éveillée, est au-delà de désigner ou de ne pas désigner".

Ananda dit au Bouddha : "Honoré du Monde, c'est vraiment comme le roi du Dharma l'a dit : la condition de l'éveil compénètre les dix directions. Il est clair et éternel que sa nature n'est ni produite ni éteinte. Comment diffère-t-elle donc de l'enseignement de l'Ancien brahmane Kapila sur la vérité mystérieuse ou des enseignements des ascètes couverts de poussière ou des autres sectes externalistes qui disent qu'il y a un Soi véritable qui compénètre les dix directions ?

Aussi, par le passé ,l'Honoré du Monde a donné une longue conférence sur ce sujet au Mont Lanka au bénéfice du Bodhisattva de Grande Sagesse et d'autres aussi : "Ces sectes externalistes parlent toujours de spontanéité. je parle des causes et des conditions, ce qui est un cadre de référence totalement différent".

Maintenant que j'observe l'Éveil original dans son état naturel, comme n'étant ni produit ni éteint, et séparé de toute fausseté ou inversion vides, il me semble n'avoir rien à voir avec vos causes et conditions pas plus qu'avec la spontanéité dont parlent les autres. Pourriez-vous, je vous prie, nous éclairer sur ce point que nous puissions éviter de nous joindre à ceux qui on des vues déviantes, ce qui nous permettrait d'obtenir l'esprit véritable, la claire nature de l'Éveil merveilleux ?"

Le Bouddha dit à Ananda : "Je t'ai désormais instruit avec de tels expédients afin de te dire la vérité, et pourtant tu ne t'éveilles pas à elle mais tu confonds ce que je décris avec la spontanéité.

Ananda, si c'était absolument spontané, tu devrais pouvoir distinguer la substance de la spontanéité. Tu examines maintenant la merveilleuse vue claire. Quel est son aspect spontané ? Est ce la claire lumière qui est son aspect spontané ? Est ce l'obscurité qui est son aspect spontané ? Est ce la vacuité qui est son aspect spontané ? Sont-ce les objets qui sont son aspect spontané ?

Ananda, si son aspect spontané consistait dans la lumière, tu ne pourrais voir l'obscurité. Ou si son aspect spontané était la vacuité, tu ne pourrais voir des objets solides. En continuant ainsi, si son aspect spontané étaient tous les phénomènes d'obscurité, alors, lorsqu'elle est confrontée avec la lumière, la nature de la vision devrait être coupée et éteinte, alors comment pourrais-tu voir la lumière ?"

Ananda dit : "La nature de cette vision merveilleuse ne semble absolument pas spontanée. je propose donc qu'elle est produite par les causes et les conditions. Mais ce n'est pas totalement clair pour moi. Je demande donc à l'Ainsi-Venu si cette idée est consistante avec la nature des causes et des conditions".

Le Bouddha dit : "Tu dis que la nature de la vue est les causes et les conditions ? Je te demande donc à ce sujet : puisque tu vois maintenant, la nature de la vision se manifeste. Est-ce que cette vue existe à cause de la lumière ? Existe-t-elle à cause de l'obscurité ? Existe-t-elle à cause de la vacuité ? Existe-t-elle à cause des objets solides ?

Ananda, si la lumière est la cause qui amène la vue, tu ne devrais pas pouvoir voir l'obscurité. Si l'obscurité est la cause qui amène la vue, tu ne devrais pas voir la lumière. La même question s'applique à la vacuité et aux objets solides.

Qui plus est, Ananda, est-ce que la vue dérive des conditions à l'effet qu'il y a de la lumière ? Est-ce que la vue dérive des conditions à l'effet qu'il y a de l'obscurité ? Est-ce que la vue dérive des conditions à l'effet qu'il y a de la vacuité ? Est-ce que la vue dérive des conditions à l'effet qu'il y a des objets solides ?

Ananda, si elle existait parce qu'il y a la vacuité, tu ne pourrais voir les objets solides. Si elle existait parce qu'il y a objets solides, tu ne pourrais voir la vacuité : Il en irait de même avec la lumière ou l'obscurité comme il en serait avec la vacuité ou les objets solides.

Tu devrais ainsi savoir que la clarté essentielle, éveillée, merveilleuse n'est due ni aux causes, ni aux conditions, ni ne survient-elle spontanément. Ce n'est pas non plus la négation de la spontanéité. Ce n'est ni une négation ni la négation d'une négation.

Tous les dharmas sont définis comme étant dépourvus d'attributs. Alors, au milieu d'entre eux, comment peux-tu user de ton esprit pour faire des distinctions basées sur un débat raffiné et du jargon technique ? Faire ainsi, c'est comme saisir de l'espace vide : on ne fait que se fatiguer. Comment l'espace vide pourrait-il jamais céder à ta prise ?

Ananda dit au Bouddha : "Si la nature du merveilleux éveil n'a ni causes ni conditions, alors pourquoi l'Honoré du Monde dit-il toujours aux moines que la nature de la vue dérive des quatre conditions de la vacuité, de la clarté, du mental et des yeux ? Qu'est-ce que ça veut dire ?"

Le Bouddha dit : "Ananda, ce que j'ai dit des causes et des conditions au sens mondain ne décrit pas le sens premier.

Ananda, je te le demande encore, les gens dans le monde disent : "Je peux voir". Quel est ce "voir" ? Et qu'est-ce que "ne pas voir" ? " Ananda dit : "La lumière du soleil, de la lune et des lampes est la cause qui permet aux gens dans le monde de voir toutes sortes d'apparences : c'est ce qu'on appelle voir. Sans ces trois sortes de lumières, ils ne pourraient pas voir".

Ananda, si tu dis qu'il n'y a pas de vue en absence de la lumière, alors tu ne pourrais voir l'obscurité. Si en fait tu vois effectivement l'obscurité, qui n'est que l'absence de lumière, comment peux-tu dire qu'il n'y a pas de vue ? Ananda, si, lorsqu'il fait sombre, tu appelles ça "ne pas voir" parce que tu ne vois pas la lumière, alors vu qu'il y a maintenant de la lumière et que tu ne vois pas la caractéristique de l'obscurité, on devrait aussi appeler ça "ne pas voir". Donc, les deux aspects devraient être appelés "ne pas voir"".

Quoique ces deux aspects se contrarient mutuellement, votre nature de la vue ne cesse pas un moment. Donc tu dois savoir que la vue se poursuit dans les deux cas. Comment donc peux-tu dire qu'il n'y a pas de vue ? En conséquence, Ananda, il faut que tu saches que lorsque tu vois de la lumière, la vision n'est pas la lumière. Quand tu vois de l'obscurité, la vision n'est pas l'obscurité. Quand tu vois la vacuité, la vision n'est pas la vacuité. Quand tu vois des objets solides, la vision n'est pas les objets solides.

Et par extension de ces quatre faits, tu devrais également savoir que lorsque tu vois ta vue, la vision n'est pas cette vue. Puisque la première vue est au-delà de la seconde, celle-ci ne peut l'atteindre. Dans ce cas, comment peux-tu décrire cela comme étant dû aux causes et aux conditions ou à la spontanéité ou que ça a quelque chose à voir avec le mélange et l'unité ?

Vous, auditeurs à l'esprit étroit, vous êtes tellement inférieurs et ignorants que vous êtes incapables de pénétrer la pureté de la réalité ultime. je vais maintenant continuer de vous instruire. Considérez bien ce qui est dit. Ne devenez pas fatigués ou négligents sur la merveilleuse route de l'Éveil".

Ananda dit au Bouddha : "Honoré du Monde, nous n'avons toujours pas compris ce que le Bouddha, l'Honoré du Monde, a expliqué pour moi et pour les autres au sujet des causes et des conditions, de la spontanéité, les attributs du mélange et de l'unité. Et maintenant; d'entendre en plus que la vue qu'on peut voir n'est pas la vue, ajoute encore une couche de confusion. Humblement, j'espère qu'avec votre vaste compassion, vous nous accorderez votre grand oeil de sagesse afin de nous montrer l'esprit éveillé pur et clair".

Après avoir dit cela, il pleura, rendit obéissance, et attendit de recevoir les instructions sacrées.

Alors, l'Honoré du Monde, par pitié pour Ananda et pour la grande assemblée, commença à expliquer en détail la merveilleuse piste de la culture de toutes les méditations de la grande formule de pouvoir.

Et il dit à Ananda : "Quoique tu aies bonne mémoire, elle ne profite qu'à ton érudition étendue. Mais ton esprit n'a pas encore compris la subtile contemplation secrète et l'illumination de la tranquillité. Écoute avec attention maintenant, je vais te l'expliquer en détail, et faire que tous ceux dans le futur qui ont des écoulement pourront obtenir le fruit de l'Éveil.

Ananda, tous les êtres vivants tournent dans le cycle des renaissances en ce monde à cause deux vues fausses discriminantes renversées. Partout où ces vues surgissent, elles amènent à tourner dans le cycle en accord avec le karma qui leur correspond.

Quelles sont ces deux vues ? La première consiste dans la fausse vue basée sur le karma individuel des êtres vivants. La seconde consiste dans la fausse vue basée sur le karma collectif des êtres vivants.

Qu'entend-on par les vues fausse basées sur le karma individuel ?

Ananda, prend par exemple, quelqu'un qui a des cataractes sur ses yeux de sorte que la nuit, il ne peut voir autour d'une lampe que le reflet circulaire composé de couches de cinq couleurs.

Qu'en penses-tu ? Est-ce que les couleurs qui composent le cercle de lumière qui apparaît autour de la lampe la nuit sont créées par la lampe ou sont elles créées par la vue ? Ananda, si les couleurs étaient créées par la lampe, pourquoi est-ce qu'une personne en santé ne voit pas la même chose et que seule celle qui est malade voit la réflexion circulaire ? Si les couleurs étaient créées par la vue, alors la vue serait déjà colorée; que devrait-on alors appeler la réflexion que voit la personne malade ?

Qui plus est, Ananda, si la réflexion circulaire était une chose en elle-même, séparée de la lampe, alors on devrait la voir autour du paravent pliant, le rideau, la table, et les nattes. D'autre part, si elle n'avait rien à voir avec la vue, les yeux ne la verraient pas. Alors pourquoi donc l'homme aux cataractes voit-il les réflexions circulaires avec ses yeux ?

En conséquence, tu dois savoir qu'en fait, les couleurs tirent leur origine de la lampe, et que c'est la maladie de la vue qui cause la réflexion. Autant la réflexion circulaire que la mauvaise vue sont le résultat de la cataracte. Mais ce que voit la pellicule malade n'est pas malade. Ainsi, tu ne dois pas dire que la cause en est la lampe ou la vue ou ni la lampe ni la vue.

Considère l'exemple de ce qui n'est ni substantiel ni une réflexion. Ceci est parce que la double image de la lune n'est qu'un résultat d'une pression appliquée au globe oculaire. D'où le fait qu'une personne sage ne devrait pas tenter de chicaner à savoir si la seconde lune a ou n'a pas une forme, ou si elle est séparée de la vue ou non-séparée de la vue.

La même chose est vraie en ce cas-ci : l'illusion est créée par les yeux malades. Tu ne peux pas dire qu'elle tire son origine de la lampe ni de la vue : encore moins peut-on en dire qu'elle ne tire pas son origine de la lampe ni de la vue.

Qu'entend-on par la fausse conception du karma collectif ? Ananda, à Jambudvipa, à côté des eaux des grandes mers, il y a une terre plate qui forme quelque trois mille continents. À l'est et à l'ouest, à travers toute l'étendue du grand continent, il y a deux-mille trois cents grands pays. Sur les autres continents plus petits au milieu des mers, il y en a peut-être deux ou trois cents, ou peut-être un ou deux cents, ou peut-être trente, quarante ou cinquante.

Ananda, suppose que parmi eux, il y ait un petit continent où il n'y aurait que deux pays. Le peuple d'un seul des pays subit collectivement de mauvaises conditions. Sur ce petit continent, tous les gens de ce pays voient toutes sortes de présages de mauvais augure.

"Peut-être verront-ils deux soleils, ou bien deux lunes; peut-être verront-ils la lune avec des cercles autour d'elle, ou un sombre brouillard, ou des nuages blancs autour d'elle, ou des comètes à longues queues, ou des comètes à petite queue, des étoiles volantes, des étoiles filantes, des "oreilles" sur le soleil ou la lune, un mauvais voile au dessus du soleil ou à côté du soleil, des arcs-en-ciel du matin, des arcs-en-ciel secondaires du soir, et divers autres signes de mauvais augure.

Seuls les gens de ce pays les voient. Les êtres de l'autre pays ne voient ni n'entendent jamais rien d'inhabituel. Ananda, je vais maintenant résumer et comparer ces deux cas pour toi, pour les rendre tous deux bien clairs.

Ananda, examinons le cas de la fausse conception de l'être ayant un karma individuel. Il a vu l'apparence d'un reflet circulaire autour de la lampe. Quoique cette apparence lui semblait réelle, à la fin, ce qu'il a vu lui est venu des cataractes sur ses yeux. Les cataractes sont le résultat de la fatigue de la vue plus que les produits de la forme. Cependant, ce qui perçoit les cataractes est libre de tous défauts. Du même coup, tu utilises maintenant tes yeux pour regarder les montagnes, les rivières, les pays, et tous les êtres vivants : et ils sont tous produits par la maladie de ta vue, contractée depuis des temps sans commencement.

La vue et les conditions de la vue semblent révéler ce qui se trouve devant toi. À l'origine, notre éveil est lumineux. Les cataractes influencent la vue et ses conditions, de sorte que ce qui est perçu par la vue est affecté par les cataractes. Mais aucune cataracte n'affecte la perception et les conditions de notre esprit fondamentalement clair et éveillé.

La perception qui perçoit les cataractes est une perception qui n'est pas affectée par les cataractes. C'est là la vraie perception de la vue. Pourquoi lui donner d'autres noms tels que la conscience, l'ouïe, la connaissance, et la vue ? En conséquence, tu me vois moi et toi-même et le monde et toutes les cinq sortes d'êtres vivants à cause d'une maladie de la vue. Ce que perçoit la maladie n'est pas malade.

La nature de la vraie vue essentielle n'est pas malade. Elle n'est donc pas appelée vue.

Ananda, comparons les fausses vues du karma collectif de ces êtres vivants avec les vues fausses du karma individuel d'une seule personne.

La personne individuelle aux yeux malades peut être comparée aux gens de ce pays. il voit des reflets circulaires, causés erronément par une maladie de la vue. les êtres aux destin collectif voient des choses de mauvais augure. Au milieu de leur karma de vues identiques surgissent pestilences et maux. Tous deux sont produits par une fausseté sans commencement dans la vue.

Il en va de même dans les trois-mille continents de Jambudvipa, à travers les quatre mers du monde saha et ce dans toutes les dix directions. Tous les pays qui ont des écoulements et tous les êtres vivants sont le merveilleux esprit clair éveillé sans écoulements. Voir, entendre, la conscience et la connaissance, sont des faussetés illusoires amenées par la maladie et ses conditions. Le mélange et l'union avec cela entraîne une fausse naissance; le mélange et l'union avec cela entraîne une fausse mort.

Si tu peux laisser loin derrière toutes les conditions qui se mélangent et s'unissent tout autant que celles qui ne se mélangent pas ni ne s'unissent, alors vous pourrez également éteindre et rejeter les causes de la naissance et de la mort, et obtenir l'Éveil parfaite, dont la nature n'est ni produite ni éteinte. C'est là l'esprit fondamental pur et clair, l'éternel Éveil fondamental.

Ananda, bien que tu aies déjà réalisé que le merveilleux et clair Éveil fondamental ne tire pas son origine des conditions ni de la spontanéité, tu n'as pas encore compris que la source de l'Éveil ne tire pas son origine du mélange et de l'unité ni d'un manque de mélange et d'unité.

Ananda, je vais maintenant faire encore une fois usage des objets mondains devant toi afin de t'interroger. Tu tiens maintenant que les fausses pensées se mélangent et s'unissent avec les causes et les conditions de toutes choses au monde, et tu te demandes si l'esprit de l'Éveil qu'on réalise pourrait surgir du mélange et de l'union.

En suivant cette ligne de pensée, ici et maintenant, est-ce que la merveilleuse pure essence de la vue se mélange avec la lumière, se mélange-t-elle avec l'obscurité, se mélange-t-elle avec la pénétration ou se mélange-t-elle avec les obstructions ? Si elle se mélange avec la lumière, alors lorsque tu regardais la lumière, lorsque la lumière apparaissait devant toi, à quel point se mélangerait-elle avec ta vue ? Considérant que la vue a certains attributs, que serait la forme altérée d'une telle mixture ?

Si cette mixture n'était pas la vue, comment pourrais-tu voir la lumière ? Si c'était la vue, comment la vue se verrait-elle elle-même ?

Si tu insistes que la vue est complète, quelle place resterait-il pour qu'elle se mélange avec la lumière ? Et si la lumière était complète en elle-même, elle ne pourrait pas s'unir et se mélanger avec la vue. Si la vue était différente de la lumière, alors lorsqu'on les mélange, autant sa qualité que la lumière perdraient leur identité. Comme le mélange résulterait en une perte de la lumière et de la qualité de la vue, la proposition que l'essence de la vue se mélange avec la lumière ne tient pas. Le même principe s'applique à son mélange avec l'obscurité, avec la pénétration ou avec toutes les sortes d'objets solides.

Qui plus est, Ananda, comme tu te trouves à l'instant, une fois de plus, est-ce que la merveilleuse et pure essence de la vue s'unit avec la lumière, s'unit-elle avec l'obscurité, s'unit-elle avec la pénétration ou s'unit-elle avec les objets solides ?

Si elle s'unit avec la lumière, alors lorsque vient l'obscurité, et que les attributs de la lumière cessent d'être, comment pourrais-tu voir l'obscurité, vue que la vue ne serait pas unie avec l'obscurité ? Si tu pouvais voir l'obscurité et pourtant qu'en même temps il n'y avait pas d'union avec l'obscurité, mais plutôt une union avec la lumière, tu ne devrais pas pouvoir voir la lumière. Comme tu ne pourrais pas voir la lumière, alors pourquoi donc est-ce que lorsque ta vue entre en contact avec la lumière tu reconnais la lumière et pas l'obscurité ?

La même chose serait vrai de son union avec l'obscurité, la pénétration ou n'importe quelle sorte d'objet solide.

Ananda dit au Bouddha : "Honoré du Monde, comme je le vois, la source de ce merveilleux éveil ne se mélange ni ne s'unit avec aucun objet mondain conditionné ni avec la spéculation mentale. Est-ce le cas ?"

Le Bouddha dit : "Maintenant, tu voudrais dire que la nature éveillée ne se mélange ni ne s'unit. Aussi, je vais te demander encore ceci : en ce qui concerne cette merveilleuse essence de la vue qui ne se mélange ni ne s'unit, ne se mélange-t-elle pas avec la lumière ? Ne se mélange-t-elle pas avec l'obscurité ? Ne se mélange-t-elle pas avec la pénétration ? Ne se mélange-t-elle pas avec les objets solides ?

Si elle ne se mélange pas avec la lumière, alors il devrait y avoir une limite entre la vue et la lumière. Examine cela de près : à quel point se trouve la lumière ? à quel point se trouve la vue ? Où se situe la limite entre la vue et la lumière ? Ananda, s'il n'y a pas de vue à l'intérieur des limites de la lumière, alors il ne devrait y avoir aucun contact entre eux, et il est clair qu'on ne saurait pas ce que sont les attributs de la lumière. Alors comment pourrait-on définir ces limites ?

Pour ce qui est de son non-mélange avec l'obscurité, avec la pénétration ou avec toutes sortes d'objets solides, le principe serait le même. Qui plus est, en ce qui concerne la merveilleuse essence de la vue qui ne se mélange ni ne s'unit, ne s'unit-elle pas avec la lumière ? Ne s'unit-elle pas avec l'obscurité ? Ne s'unit-elle pas avec la pénétration ? Ne s'unit-elle pas avec les objets solides ?

Si elle ne s'unissait pas avec la lumière, alors la vue et la lumière seraient en conflit de par leur nature, comme le sont l'ouie et la lumière, qui ne viennent pas en contact.

Comme la vue ne saurait pas ce que sont les attributs de la lumière, comment pourrait-elle déterminer clairement s'il y a union ? Pour ce qui est de sa non-union avec l'obscurité, avec la pénétration, ou avec toute sorte d'objets solides, le principe serait le même".

"Ananda, tu n'as pas encore compris que tous les objets impurs qui apparaissent, tous les phénomènes illusoires, éphémères, surgissent à l'endroit précis où ils trouvent aussi leur fin. Leurs aspects phénoménaux sont illusoires et faux, mais leur nature est en vérité la claire substance du merveilleux Éveil.

Il en va ainsi à tous les niveaux, jusqu'aux cinq skandhas et aux six entrées, aux douze endroits et aux dix-huit domaines; l'union et le mélange de diverses causes et conditions rendent compte de leur existence fausse et illusoire, et la séparation et la dispersion des causes et conditions résultent dans leur extinction illusoire et fausse.

Qui aurait pensé que la production et l'extinction, allant et venant sont fondamentalement l'éternelle merveilleuse lumière de l'Ainsi-Venu, la perfection inchangée, et pénétrant partout, la merveilleuse nature de la Véritable Ainsité! Si au sein de la vraie et éternelle nature on cherche en allant et venant, la confusion et l'Eveil, ou la naissance et la mort, on ne les trouvera jamais.

Ananda, pourquoi dis-je que les cinq skandhas sont fondamentalement la merveilleuse nature de la véritable ainsité, le Trésor de l'Ainsi-Venu? Ananda, imagine une personne qui aurait la claire vision et qui devait observer le clair et brillant espace. Son regard ne percevrait que claire vacuité vide de quoi que ce soit d'autre.

Si alors cette personne, pour aucune raison particulière fixait son regard, elle se fatiguerait de garder les yeux ouverts. Ainsi dans l'espace vide, elle verrait des fleurs illusoires et autres apparences irréelles illusoires et désordonnées. Tu dois te rendre compte que le skhanda de la forme est ainsi.

6 «Ananda, ces fleurs illusoires ne tirent pas leur origine de l'espace et ne proviennent pas des yeux. En fait, Ananda, si elles provenaient de l'espace, provenant de là elles devraient aussi retourner et entrer dans l'espace. Mais si les objets devaient y entrer et le quitter, l'espace ne serait pas vide. Et si l'espace n'était pas vide, alors il n'y aurait aucune place pour qu'il puisse contenir les fleurs qui pourraient apparaître et disparaître, tout comme le corps d'Ananda ne peut pas contenir un autre Ananda.

7 «Si les fleurs provenaient des yeux, comme elles en viennent, elles devraient y retourner. Si l'image des fleurs tirait son origine des yeux, alors elles devraient elles-mêmes avoir la vue. Si elles voyaient, quand elles vont dans l'espace, elles devraient être capables de virer de bord et de voir les yeux de la personne. Si elles n'y voyaient pas, alors en sortant, elles obscurciraient l'espace et en revenant, elles obscurciraient les yeux.

9 «Mais quand la personne verrait les fleurs, ses yeux ne pourraient pas avoir été obscurcis. Mais au contraire, n'est ce pas lorsque nous voyons le clair espace que nous disons que notre vue est claire? A partir de là, vous devriez comprendre que le skhanda de la forme est vide et faux. Fondamentalement, sa nature ne peut être attribué ni aux causes, ni aux conditions ni à la spontanéité.

9 «Ananda, suppose que les mains et les pieds d'une personne seraient détendus et que son corps en entier serait en équilibre. Il ne se rendrait pas compte de ses processus vitaux au point de ne ressentir ni douleur ni plaisir. Alors, pour aucune raison particulière, elle pourrait se frotter les mains ensemble, créant ainsi la sensation illusoire de la friction et de la douceur, du chaud et du froid, et d'autres sensations.

10 «Tu dois te rendre compte que le skhanda de la sensation est ainsi.. Ananda, ce contact imaginaire n'a pas commencé dans l'air environnant, ni dans les paumes. En fait, Ananda, s'il avait commencé dans l'air, vu que le contact affectait les paumes, pourquoi n'affectait-il pas le reste du corps? Et pourquoi l'air devrait-il choisir ce avec quoi il vient en contact?

11 «Si la sensation venait des paumes, il n'y aurait en rien besoin de frotter les mains pour en faire l'expérience. A part ça, si elle provenait des paumes, celles-ci en feraient l'expérience lorsqu'elles sont jointes, mais séparées, le sentiment de contact devrait rentrer dans les paumes. Et en ce cas, les bras, les poignets, les os et la moelle devraient également être conscients de son trajet d'entrée.

12 «Si tu insistes que le mental devrait être conscient de sa sortie et de son entrée, le contact serait dans ce cas une chose par elle-même qui vient du et va au corps. Quel besoin y aurait-il d'attendre pour que les paumes se joignent pour le ressentir et l'identifier en tant que contact? De là tu devrais comprendre que le skhanda de la sensation est vide et faux. Fondamentalement, sa nature ne peut être attribuée ni aux causes ni aux conditions ni à la spontanéité.

13 «Ananda, suppose que l'eau vienne à la bouche d'une personne à la seule mention de prunes amères, ou que la plante des pieds lui picotait lorsqu'elle penserait à une promenade le long d'un précipice.

14 «Tu dois te rendre compte que le skhanda de la pensée est ainsi. Ananda, l'eau à la bouche causée par la mention de prunes ne vient pas des prunes ni ne vient elle de la bouche.

15 «En fait, Ananda, si l'eau à la bouche provenait des prunes, celles-ci devraient parler d'elles-mêmes; pourquoi attendre que quelqu'un d'autre le fasse ? Si elle provenait de la bouche, la bouche elle-même devrait entendre, et alors pourquoi faudrait-il compter sur la perception des oreilles ? Si seule l'oreille entendait, dans ce cas pourquoi ne produit-elle pas la salive? On peut expliquer les pensées à propos de la promenade le long d'un précipice de la même façon.

16 «De là, tu dois comprendre que le skhanda de la pensée est vide et faux. Fondamentalement, sa nature ne peut être attribuée ni aux causes ni aux conditions ni à la spontanéité.

17 «Ananda, suppose que de vifs rapides faisaient des vagues qui se suivraient l'une l'autre en succession ordonnée, celles qui suivent ne dépassant jamais celles qui précèdent.

18 «Tu dois te rendre compte que le skhanda de l'activité est ainsi. Ananda, ce flot n'a pas lieu à cause de la vacuité, ni ne vient-il à être à cause de l'eau. Il n'est ni identique à l'eau et pourtant il n'est séparé ni de la vacuité, ni de l'eau.

19 «En fait, Ananda, si le flot avait lieu à cause de la vacuité, alors l'inépuisable vacuité dans les dix directions deviendrait un flot sans fin et tous les mondes finiraient inévitablement noyés. Si les vifs rapides existaient à cause de l'eau, alors il faudrait qu'ils diffèrent de l'eau et le lieu et les attributs de leur existence seraient apparents. Si les rapides étaient identiques à l'eau, alors lorsque les rapides disparaissent et deviennent calmes et claires, l'eau devrait elle aussi disparaître.

20 «Suppose que les rapides étaient séparés et de la vacuité et de l'eau. Mais il n'y a rien au-delà de la vacuité, et sans eau, il ne pourrait y avoir de flot. De là, tu dois comprendre que le skhanda de l'activité est vide et faux. Fondamentalement, sa nature ne peut être attribuée ni aux causes ni aux conditions ni à la spontanéité.

21 «Ananda, suppose qu'un homme ramassait un pichet kalavinka, bouchait ses deux trous, le pichet rempli de vacuité, et qu'après avoir marché quelques mille milles plus loin, le présentait dans quelqu'autre pays. Tu dois te rendre compte que le skhanda de la conscience est ainsi.

22 «Ananda, que la vacuité ne vient pas d'un endroit, et elle n'est pas allée dans un autre.

23 «En fait, Ananda, si la vacuité devait provenir d'un endroit, alors lorsque la vacuité emmagasinée dans le pichet était transportée ailleurs, il y aurait moins de vacuité à l'endroit où le pichet se trouvait à l'origine.

24 «Et s'il devait entrer dans l'autre région, lorsque les trous sont débouchés et que le pichet était renversé, on en verrait sortir de la vacuité. De là, tu dois comprendre que le skhanda de la sensation est vide et faux. Fondamentalement, sa nature ne peut être attribuée ni aux causes ni aux conditions ni à la spontanéité.

Shurangama Sutra Chapter 2

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